PRISALT est une procédure d'envol des avions 
augmentant nettement les altitudes de survol
pour les décollages et les atterrissages


Constat

Les habitants de nombreuses communes du Val-d’Yerres et du Val-de-Seine sont gênés depuis de nombreuses années par les avions décollant d’Orly face à l’Est et survolant leurs maisons à des altitudes réduites.

De plus les habitants de nombreuses communes du Sud-Essonne (Etampes, Cerny …) subissent des nuisances importantes, sonores et pollutions, liées au survol à basse altitude des avions à l’atterrissage vers Orly.

AA PRISALT Photo avion 2

Pourquoi de telles nuisances ?

Pour les avions au décollage face à l’Est :

  • Les contrôleurs aériens accordent souvent des « directes », alors que l’avion se trouve encore à basse altitude (3 à 4000 pieds soit env. 1000 m)
  • Conséquence : le pilote réduit son taux de montée et privilégie la prise de vitesse.
  • L’avion survole alors les habitations à des altitudes trop basses, générant des nuisances – sonores et pollutions – pour les riverains.

Pour les avions en phase d’atterrissage en provenance du Sud et de l’Est :

  • Les trajectoires d’approche se situent toujours en-dessous des trajectoires d’envol
  • Les altitudes à l’envol étant trop basses, les avions à l’approche doivent fortement réduire leur altitude, et ne peuvent pratiquer la « descente continue » (à régime moteur réduit) recommandée par le Grenelle de l’Environnement et "Priorité Mondiale" de l'OACI (Organisation de l'Aviation Civile Internationale; voir extrait du rapport de 2014)
  • Avant d’atteindre l’aéroport, les avions sont contraints de marquer des paliers, et pour cela d’augmenter le régime moteur à basse altitude (de l’ordre de 3-4000 pieds soit env.1000 m), générant des nuisances sonores importantes pour les habitants survolés.
     

La solution « PRISALT »

Formulée par des experts aéronautiques, dont l’ancien pilote de ligne Jean SERRAT, elle vise à renverser l’ordre des priorités d’envol en privilégiant la Prise d’Altitude à la prise de vitesse.

Ces axperts se sont basés pour cela sur les recommandations de l'OACI, que la France s'est engagée à les respecter et qui sont déjà appliquées de façon contraignante sur de nombreux aéroports du monde entier, voire en France comme à Bâle-Mulhouse.

La procédure d’envol PRISALT peut être résumée comme suit :

  1. Etendre la "procédure anti-bruit" (montée rapide) jusqu'à une altitude de 5000 pieds au lieu de 3000 actuellement.
  2. Limiter réglementairement la vitesse de l’avion jusqu’à un plafond de 10000 pieds (env. 3000 m) : cela favorise la prise d’altitude, sans changer le régime des réacteurs.
  3. Interdire toutes « directes » par le contrôle aérien en-dessous de ce plafond, sauf impératif de sécurité.
  4. Inciter à l’octroi de « directes » à partir du plafond, afin de disperser les trajectoires et d'éviter la concentration des vols sur des zones « sacrifiées ».

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Des tests en situation réelle

Avec d’aval de la DGAC et l’aimable collaboration de compagnies aériennes, plusieurs essais de décollage PRISALT en réel ont permis de comparer des profils d’envol similaires (mêmes avions, masses comparables au décollage …) entre la procédure PRISALT et la procédure habituelle : ci-dessous 2 graphiques comparatifs pour des A320 (graphiques actualisés)

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On constate que par rapport à la procédure d'envol habituelle, avec la procédure PRISALT :

  • les avions peuvent gagner plus rapidement de l’altitude dès la phase initiale,
  • le gain d’altitude constaté est très significatif : de l’ordre de 2000 à 3000 pieds (600 à 900 m) selon les cas, au-dessus de Brie-Cte-Robert et Combs-la Ville, ce gain pouvant encore augmenter au-delà sur le parcours d’envol.

Avantages pour les décollages

  • Aucun accroissement des nuisances au voisinage de l’aéroport
  • Une réduction plus rapide du bruit ressenti au sol
  • Une moindre pollution : diminution de la consommation de carburant (liée à la décroissance de densité de l’air avec l’altitude), et meilleure dispersion des gaz de combustion en altitude.
  • Une économie de carburant pour les Compagnies Aériennes

Avantages pour les atterrissages

En favorisant un net gain d’altitude au décollage, la procédure PRISALT permet aux avions qui atterrissent de rester « plus haut, plus longtemps » et favorise la procédure de « descente continue » à régime moteur réduit conformémént aux prescriptions de l'OACI.

D’où une réduction significative des nuisances sonores et pollutions sur le Sud-Essonne.

Une procédure généralisable

Les nuisances aériennes ne se limitant pas à l’aéroport d’Orly lors des décollages face à l'Est, la procédure PRISALT, simple et efficace, devrait même pouvoir être appliquée pour les décollages d'Orly face à l'Ouest, et même généralisée à l’ensemble des aéroports du territoire français.